Location meublée haut de gamme à Lyon avec conciergerie

Charges d’électricité en location meublée : comprendre les évolutions au-delà de la seule consommation

10/02/2026 par Jean-Philippe RAME

Depuis plusieurs mois, de nombreux propriétaires constatent une hausse parfois significative des factures d’électricité dans le cadre de leur location meublée.
Si la consommation réelle des logements joue évidemment un rôle, elle ne suffit pas, à elle seule, à expliquer les évolutions observées.

En tant que gestionnaire, il nous semble essentiel d’apporter une lecture globale et factuelle de la situation, afin d’éviter des analyses trop simplistes fondées uniquement sur les kWh consommés.

Une hausse marquée du prix du kWh sur plusieurs années

Entre 2021 et 2024, le prix du kWh d’électricité au tarif réglementé a fortement augmenté.
Il est passé d’environ 0,17 € TTC à plus de 0,25 € TTC, soit une hausse proche de 50 % en quatre ans.

Cette évolution s’explique principalement par la crise énergétique européenne, les tensions sur les marchés de production et le rattrapage progressif des tarifs, malgré les dispositifs de protection mis en place par l’État pour en limiter l’impact.

Une baisse partielle en 2025, compensée par la fiscalité

En 2025, une baisse du prix du kWh est intervenue, liée à la détente des marchés de gros.
Toutefois, cette baisse est restée partielle et a été concomitante à une évolution importante de la fiscalité.

Depuis cette période, la TVA est désormais fixée à 20 % sur l’ensemble de la facture d’électricité, y compris l’abonnement, ce qui a mécaniquement renforcé le poids de la part fixe dans les charges, en particulier pour les logements peu consommateurs ou occupés de manière intermittente.

Le type de contrat : un facteur souvent sous-estimé

Influence de la location meublée sur les charges d’électricité

Un autre élément déterminant concerne le type de contrat d’électricité souscrit.
Pour les particuliers, le tarif réglementé existe toujours, mais il cohabite avec de nombreuses offres de marché, aux conditions très variables.

Dans le cadre de comparaisons récentes réalisées pour des profils de consommation comparables, nous avons constaté que le prix du kWh pouvait varier fortement selon le fournisseur et le cadre contractuel.
À titre d’exemple, un contrat affichait un prix du kWh de 13,160 c€ HT, contre 6,828 c€ HT pour une offre concurrente, soit près de 50 % d’écart sur la seule composante énergie, à consommation équivalente.

Ces écarts montrent à quel point le cadre contractuel peut avoir un impact direct sur le niveau final des factures.

Le rôle des équipements installés

Au-delà des tarifs et des contrats, les équipements électriques du logement jouent également un rôle important dans la consommation réelle.

Dans l’un des logements que nous gérons, le remplacement de radiateurs de chauffage anciens par des équipements plus récents, à puissance nominale équivalente, a permis de réduire la consommation d’environ 35 %, à usage comparable.

Il ne s’agit pas d’une recommandation systématique, mais d’un constat de terrain : certains équipements anciens, notamment à résistance ou à bain d’huile, peuvent générer des niveaux de consommation sensiblement plus élevés.

Une lecture globale indispensable

L’augmentation des factures d’électricité résulte donc d’un cumul de facteurs :

  • l’évolution du prix du kWh sur plusieurs années,
  • les changements de fiscalité,
  • le type de contrat souscrit,
  • et les équipements installés dans le logement.

La consommation affichée reste un indicateur important, mais elle ne peut être analysée de manière isolée.

Chez 2BeApart, notre rôle consiste à informer, contextualiser et alerter, afin d’aider les propriétaires à analyser leurs charges avec recul et à éviter des conclusions hâtives fondées uniquement sur les kWh consommés.

Comprendre ces mécanismes permet d’aborder la question des charges énergétiques de manière plus juste, plus rationnelle et mieux adaptée à la réalité des logements gérés.